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  • Anaïs Carrel

S'expatrier au Canada, Chloée nous raconte sont histoire.

Mis à jour : mars 31

Je suis très heureuse de commencer cette première interview avec Chloée !


Chloée qui à vécu 9 ans au Canada, partage son expérience et ses bons plans juste ici :)

Prêt à voyager direction le Canada ? C'est partie !!


Salut Chloée, peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire d’où vient ta passion du voyage ?

Moi, c’est Chloée. J’ai 27 ans. Je viens de la Guadeloupe, un petit point d’île des Antilles françaises, située dans la Caraïbe.

Depuis quelques mois, j’ai quitté le Québec, où j’étais expatriée depuis près de 10 ans, pour tenter une nouvelle aventure à Barcelone.

Depuis mon jeune âge, le voyage fait partie de ma vie (merci papa, maman !) et, en grandissant, j’ai gardé cette envie d’aller à la rencontre du monde.

Ce qui me fait vibrer, c’est de pouvoir m’évader, découvrir des cultures qui ébranlent la mienne autant qu’elles l’enrichissent, apprendre de nouvelles langues et chasser les paysages à couper le souffle.


Pourquoi as-tu choisi (si c’était un choix) de partir t’expatrier au Canada ?


J’ai choisi d’aller vivre au Canada pour mes études. Et comme la vie se moque bien des plans que l’on se fait, ce qui devait être l’aventure de quelques années avant la prochaine escale, s’est transformé en une expatriation longue durée.


Quel a été ton ressenti lors de ton départ (excitation, peur…)

Je n’avais que 17 ans lorsque j’ai fait le grand saut, de ma petite île jusqu’au presque-continent qu’est le Canada.

L’insouciance de l’âge a probablement contribué, mais l’excitation surpassait de loin la peur. Bien sûr, c’était un changement drastique – de la vie d’ado à l’université, de vivre en famille à se retrouver seule au bout du monde, du beau temps à l’année à un hiver très rude, etc. – mais je n’avais que de belles et nombreuses choses à découvrir !


Comment as-tu réussi à t’intégrer lors de ton arrivée dans le pays ? À faire des rencontres, des amis. ?

Comme beaucoup d’expatriés, je pense, on se raccroche à ce que l’on connaît au début. Alors bien sûr, j’ai traîné avec beaucoup d’étrangers (et de français, forcément), d’autant plus que j’ai commencé par vivre en résidence universitaire.

Nous avions beaucoup de choses en commun du fait d’avoir fait le choix de partir vivre ailleurs et de découvrir ensemble notre nouveau pays d’accueil. Les premiers temps, mes rencontres ont donc beaucoup tourné autour des activités organisées pour les étudiants étrangers et des visites touristiques du B.A BA du Québec.

Petit à petit, notamment grâce aux cours et aux stages en entreprise, j’ai fréquenté de plus en plus de Québécois. La meilleure façon de commencer à m’intégrer à la culture de là-bas a été de participer au programme de jumelage de l’université grâce auquel j’ai pu être « parrainée » par une étudiante québécoise, qui avait pour mission de me faire entrer dans son quotidien pour faciliter mon intégration.






Quelle est la chose qui t’a le plus surpris au Canada ?

Il y a tellement de choses qui était différentes de là où je venais. Il serait quasiment plus facile de pointer les similitudes entre la Guadeloupe et le Canada…

Pour rester dans le cliché, je pourrais dire l’hiver et les distances (qu’on se le dise, ce pays est immense et aller d’une région à une autre peut se révéler un vrai défi, surtout quand on vient d’un endroit où 3 h de route pourraient suffir pour faire le tour), mais ce n’était pas vraiment une surprise.

Alors, je dirais peut-être la dissociation Québec versus Canada. Quand on vient de l’extérieur, on ne fait pas de distinction, on dit qu’on s’en va « au Canada », on parle « des Canadiens ».

Aujourd’hui, j’ai compris que les Québécois avaient vraiment leur propre culture, leur langue, leur identité, qui pour la plupart est différente du reste du pays. Ce n’est pas quelque chose que j’avais réalisé avant d’y habiter.



Avez-tu un manque particulier (nourriture, famille ..) de la Guadeloupe ?

La mer ! Je crois que ça été mon plus grand manque, si bien que je passais les étés à partir à la conquête des lacs, des bassins et autres étendues d’eau et activités nautiques qui pouvaient me rappeler la sensation d’une bonne sortie plage.

Sinon, bien sûr, les petits péchés mignons de chez moi et les bons plats cuisinés par maman, qui étaient évidemment, plus difficiles à trouver là-bas.


Que t’as apporté cette expérience ? As-tu une chose en particulier qui te manquera beaucoup du Canada ?

L’expatriation m’a vraiment fait grandir et apprendre à me connaître davantage. Se retrouver confronté à des situations auxquelles on n’aurait pas été confronté dans d’autres contextes, cela fait forcément évoluer.

Paradoxalement, ça a aussi été un moyen pour moi de mieux connaître mes origines, mon histoire et de m’attacher autant aux beautés et aux particularités du pays que je découvrais qu’à celles d’où je venais.

Premièrement, parce que c’est en quittant ce que l’on a toujours connu qu’on le redécouvre autrement.

Deuxièmement, parce qu’en vivant à l’étranger, en dehors de son cadre de référence, on est forcément amené à raconter, à expliquer, et parfois à se justifier et à comparer.

Ça a été une expérience tellement enrichissante, comme si, au contact de nouvelles cultures, une nouvelle facette de moi se révélait et venait s’ajouter à ma personnalité, pour donner qui je suis aujourd’hui.

Ce qui me manquera du Canada, c’est l’ouverture d’esprit qui y règne. Le sentiment d’être



libre d’être comme tu es, de faire tes choix, d’entreprendre, d’essayer, d’échouer… Sans oublier le fait de se sentir en sécurité partout et d’être entourée de gens qui ont un grand sens du savoir-vivre et de la bienveillance. Et puis surtout, la poutine !






Est-il difficile de s’expatrier au Canada ? (Quelles sont les démarches à suivre : visa, administration, assurance…)

Oh, que oui ! Enfin… en soit, ce n’est pas difficile car il y a de nombreux programmes d’immigration permettant d’entrer au Canada, d’autant plus lorsqu’on est français.

Par contre, toutes les démarches, les délais à rallonge, les coûts faramineux dans certains cas, les formulaires à n’en plus finir… c’est la croix et la bannière, mais il suffit d’être bien organisé pour en venir à bout.

Ensuite, une fois sur place, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu particulièrement de difficultés administratives. Tout est assez fluide et la bureaucratie (en général) beaucoup plus efficace qu’en France.


Si tu devais choisir une seule chose :


Plat : Poutine (de la Banquise ou de Chez Ashton)

Ville : Montréal

Saison : Automne et été ex aequo (automne, pour les magnifiques paysages colorés et été pour le beau temps et les nombreuses activités)


Pourquoi as-tu quitté le Canada ? Comment as-tu vécu ton départ ?

J’ai quitté le Canada parce que j’avais envie de nouvelles aventures. J’avais besoin de revivre les sentiments des débuts en partant à la découverte d’un tout nouvel endroit dont j’avais tout à découvrir.

On ne se cachera pas aussi qu’après le 9e hiver québécois, on commence à trouver ça de moins en moins magique et de plus en plus difficile.

J’avais des sentiments mitigés à mon départ. Je savais que je le faisais pour les bonnes raisons et que j’allais vivre des expériences folles, mais j’avais quand même ce petit pincement au cœur de quitter un endroit qui faisait maintenant partie de moi et qui était aussi devenu ma maison.





Une petite anecdote à nous raconter sur ton voyage ? Ou sur les habitants … ?

En hiver, ne vous faites pas avoir comme cela a pu m’arriver. Plus le ciel est dégagé et le soleil pétant, plus il fait… FROID !


As-tu des conseils à nous donner pour un voyage au Canada ou même une expatriation :

Faire attention à : Laisser du pourboire au restaurant !

À ne surtout pas manquer : Les nombreuses activités d’hiver (patin à glace, glissades, randonnée en raquette, camping d’hiver, carnaval, chalet, jaccuzzi sous la neige, compétition de structures sur glace, etc.).

Il faut absolument en profiter et ne pas faire l’erreur de s’enfermer car c’est le meilleur moyen de mal le vivre !

À goûter absolument : La queue de castor, miam


Voilà pour ce superbe partage ! J'espère que ça ta donné envie en savoir plus et de peut être découvrir ce magnifique pays !


Tu peux retrouver Chloée sur son blog : Monticoco mais également sur Instagram @mon_ticoco




prends soins de toi

Anaïs